Parcours de Pierre Klein CMO de YESorNO

Dans cette série d’articles, nous allons vous présenter les membres de l’équipe de YESorNO. Vous retrouvez leur parcours professionnel et personnel, mais également des anecdotes sur leur vie et leur vision du projet YESorNO.


Dans ce premier article, nous vous présentons Pierre Klein, CMO de l’entreprise YESorNO mais également ancien responsable de Betclic France ayant eu une riche expérience professionnelle. Nous vous laissons découvrir son parcours.



“Je vous écris des Pouilles, en Italie, d’où je suis en télétravail et en contact permanent avec l’équipe YESorNO. Après une vie professionnelle nourrie d’aventures que j’étais bien loin d’imaginer lorsque j’étais à Sophia-Antipolis, au début des années 80… Voici en quelques mots mon parcours:


Alsacien d’origine et de coeur, mon enfance cosmopolite m’a prédisposé au voyage et à la découverte d’autres cultures.


Après une prépa à l’Ecole Sainte-Geneviève, je suis passé par une école de commerce puis j’ai complété mon parcours à Harvard, à l’INSEAD et à Sophia University (Tokyo). A une époque où ce n’était pas encore à la mode, je rêvais de Japon et y séjournais de longs mois pendant mes études. Accessoirement je participais à un reality show très populaire ou j’étais préposé aux recettes de cuisine française.


Après un début de carrière exotique à parcourir le monde dans l’univers de la mode et du textile je me suis tourné vers la publicité. J’ai appris le métier chez les américains de Grey et auprès de Procter & Gamble. Puis j’ai rejoint Alain Cayzac et Jacques Seguela en 1990, ils me proposaient de m’occuper de sport chez RSCG. Pratiquant le rugby, le foot et le ski, j’étais ravi de travailler sur les JO d’Albertville, la candidature de la France à l’organisation de la Coupe du Monde 98, le PSG de Denisot, le putsch de la FFR avec Fouroux, L’Equipe, Le Coq Sportif, et… Louis Vuitton.

Tout ça était très amusant et formateur.

Mais c’était très Franco-français.. après quelques années l’appel du large s’est fait sentir. Je suis parti au Japon reprendre les études. Suite à quoi, en toute logique.. je rejoignais un groupe américain spécialisé dans les produits de jardinage. Après avoir pris en charge le marketing sur l’Europe ils m’ont proposé de diriger la société aux USA, période fabuleuse à San Francisco.


Des raisons familiales m’ont poussé à revenir en Europe en 1999. J’ai créé une première société, Corp-value, un baromètre de réputation des entreprises. Expérience passionnante, mais pas aboutie. De fait, j’ai rejoint le groupe publicitaire TBWA pour prendre la direction européenne de leur division internationale. Après avoir effectué trop souvent le tour de la terre (entre autres pour aller voir Mr Ghosn à Tokyo), j’ai décidé en 2004 de tenter l’aventure digitale en créant une nouvelle société. Le tournant a eu lieu cette année-là lorsque le président de TBWA USA m’a demandé en off si j’étais intéressé par la direction européenne d’Apple. Nous sortions d’un meeting avec Steve Jobs. Après mûre réflexion, je décidais de tourner le dos à la corporate life, ses conforts et ses compromissions, pour me lancer dans l’aventure entrepreneuriale digitale. Mon indépendance d’esprit et ma curiosité éclectique ont toujours été compliqués à combiner avec le bienséant corporate. Donc exit Steve Jobs, exit les luxes de TBWA, et vive la coloc avec des jeunes geeks talentueux et aventureux.


Avec mon jeune associé nous avons développé un site de rencontres vendu sans fracas au groupe Marie-Claire, où il repose certainement au fond d’un carton. L’un de mes actionnaires m’a alors proposé de prendre la direction de Betclic en France, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne. Une aventure qui, pendant quelque temps, m’a propulsé au coeur du sport business. On me croyait à la tête d’une mine d’or et je voyais défiler dans mon petit bureau de nombreuses stars du microcosme médiatique et sportif. Exotique et parfois sympathique, j’en ai gardé quelques bons amis.


En 2011 une intervention chirurgicale dont je sortais handicapé m’a indiqué que le moment était venu de changer de vie. J’ai acheté une maison dans les Pouilles, je me suis improvisé architecte, je voyage fréquemment en Europe et en Asie…


En parallèle je reste proche des réseaux entrepreneuriaux et m’investis sur quelques start-up dont le projet et les dirigeants me motivent. J’ai ainsi rencontré Gilles Feingold et Léo Sounigo à travers des amis communs du sport business. Nous avons de suite compris que nous étions sur la même longueur d’onde. L’idée de crée YESorNo m’est immédiatement apparue comme ayant les vertus du fil à couper le beurre : évident, simple d’utilisation et répondant à un « besoin consommateur » ; mais avec, contrairement au fil à couper le beurre, un puissant intérêt ludique et économique.

Les grands succès digitaux sont souvent partis sur des bases similaires, répondre à une attente essentielle qui, pour diverses raisons, n’a pas encore rencontré sa solution. Le tout avec le culot et la persévérance qui permettent de viser outre les objections conjoncturelles que les esprits structurés mais frileux évoquent souvent de manière réflexe.


L’expérience avec Betclic m’avait permis de bien comprendre la nature des différentes cibles motivées par le pari et les leviers à même de les engager. L’un des leviers essentiels, qui touche une vaste population, est le côté ludique du pari. Parier sur un évènement c’est lui ajouter du piment, de l’intérêt, et c’est aussi une occasion idéale de créer du liant avec ses amis. De ce fait YesorNo constitue l’outil attendu pour jouer à ces « paris entre amis » qui existent depuis la nuit des temps (voir certains écrits sur les murs de Pompéi). Qui plus est, il offre la possibilité d’étendre ces jeux à des groupes d’inconnus. Sur un plan différent et non moins important, YESorNO est l’outil idéal pour donner du piment et de l’interactivité aux spectacles sportifs, à l’actualité et aux reality show.


Forts de l’investissement massif dédié à la mise au point du produit et à la compréhension de nos cibles, nous sommes prêts à décoller.